La Venus d'Ille de Prosper Merimée

La Venus d'Ille de Prosper Merimée


L’histoire se déroule à Ille. Le narrateur, un archéologue, s’y rend en compagnie d’un guide. Ils viennent y rencontrer M. de Peyrehorade, un antiquaire qui doit leur montrer des ruines antiques.Il lui indique que l’antiquaire a découvert récemment, une statue de Vénus. Cette statue inquiète : d’une part parce qu’elle a des yeux blancs angoissants, et d’autre part, parce qu’elle a déjà provoqué un accident.

Le narrateur dîne chez les Peyrehorade. M. de Peyrehorade évoque la statue de Vénus et indique à son hôte qu’il se fait un plaisir de lui montrer dès le lendemain. Une fois seul, il ouvre sa fenêtre et aperçoit au loin la statue . Il assiste aussi à une scène insolite : deux jeunes garçons interpellent la statue. L’un d’eux lui jette une pierre. Celle-ci rebondit et frappe en retour le front du garnement. Ce dernier, effrayé, s’enfuit l’antiquaire a hâte de faire admirer sa Vénus à l’archéologue. L’antiquaire fait remarquer à son visiteur l’étrange inscription figurant sur le socle : “Cave amantem”. L’auteur la traduit en ces termes : “prend garde à toi si elle t’aime”.

Après le déjeuner, Alphonse, le fils de M. de Peyrehorade, converse avec le narrateur. Le soir, il y a un dîner chez les Puygarrig, les parents de la future épousée. De retour à Ille, chez les Peyrehorade, la discussion porte sur le mariage qui doit avoir lieu le lendemain. Le narrateur fait remarquer qu’il est assez rare qu’un mariage ait lieu un vendredi.

Alphonse, le futur marié assiste à une partie de jeu de paume opposant l’équipe locale à une équipe d’espagnols. Voulant venir au secours des siens, Alphonse se jette dans la partie. Mais sa bague de diamants le gêne. Il la retire, et pour ne pas la perdre, il la passe au doigt de la statue. La partie tourne à l’avantage de l’équipe locale. Vexé, le capitaine de l’équipe espagnole rumine sa défaite et marmonne, à l’intention d’Alphonse Me lo pagaras, tu me le paieras.

Alphonse remonte dans la calèche pour se rendre chez sa fiancée .Il se rend compte qu’il a oublié la bague. Une fois au salon, Alphonse confie au narrateur son angoisse soudaine : il ne parvient pas à retirer l’anneau du doigt de la statue.

Une fois dans sa chambre, le narrateur entend plusieurs bruits : tout d’abord des pas légers qu’il attribue à la mariée. Puis il lui semble entendre des pas beaucoup plus pesants dans l’escalier. Il pense cette fois avoir reconnu les pas du jeune marié. Au petit matin, il entend à nouveau ces pas lourds puis ce sont des cris et des plaintes. Le narrateur se lève et court aux nouvelles. Le jeune marié gît sur le lit nuptial. Il a le corps couvert de contusions. Sa femme est en proie à une crise d’hystérie. Le narrateur examine le corps du marié. Il n’y décèle aucune trace de sang. Ses soupçons se portent sur le capitaine de l’équipe espagnole de jeu de paume, mais il ne dispose d’aucune preuve.

En continuant ses investigations, le narrateur découvre sur le tapis la bague de diamants qui normalement aurait dû se trouver au doigt de la statue. Il constate aussi qu’il n’y aucune trace d’effraction dans la maison Dehors les seules empreintes que l’on peut relever sont celles qui mènent à la statue. Il lui dévoile la déposition qu’elle a faite : elle a entendu quelqu’un pénétrer dans la chambre . Elle a pensé que c’était son mari. Cette personne s’est couchée dans le lit et elle a senti la présence d’un corps glacé.

Plus tard une seconde personne est entrée dans la chambre, qui cette fois lui a dit ces quelques mots : “Bonsoir ma petite femme”. La jeune mariée a vu alors la statue qui était dans son lit enserrer son mari jusqu’à l’étouffer. La jeune femme s’est alors évanouie. Elle a vu la statue quitter la chambre.

Le procureur convoque ensuite le capitaine de l’équipe espagnole.Ce dernier récuse l’accusation et fournit au procureur un alibi incontestable.

Après l’enterrement, le narrateur quitte Ille et rentre à Paris. Il apprend quelques mois après que M de Peyrehorade est mort lui aussi et que Mme de Peyrehorade a décidé de faire fondre la statue pour en faire une cloche.

Biographie de Prosper Mérimée :

Né à Paris dans une famille bourgeoise de peintres, Prosper Mérimée fait des études de droits et apprend plusieurs langues (grec, arabe, anglais, russe). Jeune homme cynique et libertin, il fréquente les salons littéraires de son époque.

Prosper Mérimée voyage beaucoup en France et en Europe. Il se lie d'amitié avec Stendhal et devient un ami de la famille de la future épouse de Napoléon III, Eugénie de Montijo. En 1834, Mérimée est nommé inspecteur général des Monuments historiques. Il entreprend la restauration de nombreux édifices (Pont du Gard, remparts d'Avignon, Cité de Carcassonne…) et commence à faire recenser les monuments français les plus remarquables.

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